Une étude récente, permettant d'obtenir le panorama actuel de la recherche équine en France et dans le monde, a montré que la France est classée au 4ème rang mondial de la production scientifique sur le cheval en intégrant les publications de transfert (Clément et Bassecoulard, 2004). Cette étude et les récentes analyses prospectives sur cette thématique de recherche (Etienne Landais, ENSA Montpellier / William Martin-Rosset, INRA) ont cependant mis en évidence l'atomisation géographique des compétences des équipes sur le territoire français, contrairement à certains pays qui concentrent leurs activités sur un seul pôle. Mais au-delà de l'atomisation globale, la recherche en Basse-Normandie s'avère bien placé sur les thèmes Pathologie, locomotion et médecine sportive ainsi que reproduction (Clément et Bassecoulard, 2004).
Cette atomisation de la recherche équine en France s’explique et n’est pas obligatoirement problématique sur tous les sujets. Mais elle est particulièrement préjudiciable pour les thématiques de recherche qui concernent directement les secteurs soumis à une concurrence internationale forte. Les secteurs en concurrence internationale étant ceux des chevaux de courses et des sports équestres de haut niveau, il y a un grand intérêt pour la France à limiter la dispersion de ses efforts de recherche sur les thématiques qui y sont directement liées.
En lien avec le pôle de compétitivité, il est donc envisagé de renforcer la concentration des efforts de recherche en Basse-Normandie en développant les activités de recherche en pathologie du cheval et sur l’élevage pour atteindre une masse critique visible au niveau international. Cette approche ne remet pas en cause la situation actuelle des équipes de recherche en place sur le territoire français puisqu’elle se focalise sur une partie de la recherche équine d’ores et déjà concentrée en Basse-Normandie et ne touche pas aux thématiques plus socio-économiques, sciences humaines et autres sujets liés au bien-être du cheval ou à la valorisation des espaces.
Le projet consiste avant tout à proposer aux chercheurs français et leurs partenaires les meilleures installations de recherche dans l’environnement le plus approprié. Ainsi tout en poursuivant leurs activités de formation dans leurs sites actuels, les enseignants-chercheurs des différentes structures existantes doivent pouvoir trouver en Basse-Normandie les moyens de leurs recherches aussi bien en infrastructures d’accueil qu’en « matériel » pour leurs travaux (les chevaux athlètes).
Au-delà des impératifs de masse critique et de positionnement international d’un pôle de recherche équine français, le regroupement sur un même territoire de ces efforts de recherche est totalement cohérent d’un point de vue strictement scientifique :
Enfin, ce regroupement de compétences en Basse-Normandie lié à l’animal étudié, est naturellement intégré dans les réseaux scientifiques plus larges, notamment avec les Ecoles vétérinaires (en France mais aussi à Liège), l’INRA, l’Université de Caen, le CHU et le Cyceron (Cyclotron Chimie Positron) pour faire le lien avec des connaissances en médecine humaine ou en imagerie par exemple.
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